Les Animaux en EHPAD : Un Lien thérapeutique à double sens
Et si l’animal devient un membre de l’EHPAD à part entière :
Ces dernières années, de plus en plus d’établissements accueillant des personnes âgées ont ouvert leurs portes aux animaux :
Depuis Mars 2025 l’arrêté du 3 Mars officialise la loi “ Bien vieillir “ et permet aux résidents en EHPAD de résider avec leurs animaux de compagnie.
Premièrement, cette loi permet l’évitement d’une séparation douloureuse et déstabilisante pour l’animal comme pour le propriétaire et deuxièmement d’éviter de remplir davantage de places au sein des refuges. Ils restent des compagnons du quotidien, et apportent un réconfort unique.
De plus, la venue encadrée d’un animal rencontre un succès auprès des résidents et les pousse à alléger ainsi les contrariétés liées à la santé et l’aspect moral difficile à gérer selon leur parcours.
Au-delà de leur simple présence, ces animaux jouent un véritable rôle thérapeutique et social, reconnu par de nombreuses études. Mais ce lien humain-animal, aussi puissant soit-il, mérite également d’être encadré, respecté, et équilibré pour préserver le bien-être de chacun des résidents et ainsi prendre en compte le bien-être animal dans son intégralité !
Les bienfaits émotionnels et cognitifs de la présence animale en EHPAD
Un réconfort face à la solitude et la santé :
La présence d’un animal peut réduire significativement le sentiment d’isolement chez les résidents. Par leur interaction, leur douceur et constance font de ces animaux des êtres offrant un lien affectif sans condition , sincère et aimant.
Les gestes de soin, les moments de câlins ou les simples interactions visuelles favorisent :
- Une pleine conscience de l’instant présent
- Une réduction de l’anxiété et une diminution de signes dépressifs couramment observés chez les personnes isolées
- Un élan de motivation dans les activités quotidiennes, sorties en extérieur et reprendre plaisir à échanger et partager avec d’autres personnes des moments simples et légers de la vie.
Un stimulateur cognitif et moteur :
Interagir avec un animal, c’est aussi stimuler la mémoire, raviver des souvenirs, encourager la parole ou la motricité fine. Les chiens médiateurs, par exemple, sont souvent au cœur des ateliers cognitifs et moteurs menés par les soignants ou les animateurs.
Le mouvement, la volonté de sortir en extérieur, le jeu et les échanges sociaux favorisent un état d’esprit plus positif et permet aux résidents de se sentir mieux dans leur corps.
Ces activités participent à maintenir une dynamique de groupe, à créer des repères, et à donner un sens aux journées.
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Et le bien-être des animaux dans tout cela ?
Un environnement humain… pas toujours naturel pour eux
Même si les animaux sont accueillis avec bienveillance, la vie en EHPAD reste un cadre intensément humain : bruit, allées et venues, manipulations parfois brusques, émotions fortes.
Les animaux, souvent très sollicités, peuvent accumuler des tensions physiques ou du stress. Certains signes ne trompent pas :
- Isolement, irritabilité ou repli.
- Raideurs, boiteries, fatigue inhabituelle.
- Changements de comportement progressifs.
L’importance d’un suivi régulier et adapté
Tout comme les résidents, les animaux présents dans ces structures ont besoin d’un suivi de leur santé et de leur bien-être. d’un point de vue sanitaire et de bien-être, la santé de l’animal est primordiale et doit s’accompagner de visite chez le vétérinaire régulier, d’une éducation correcte pour s’assurer que leur présence se passe à merveille! L’intervention d’ approches complémentaires, comme l’ostéopathie pour animaux, est tout aussi appréciée et très utile !
L’ostéopathie pour animaux : Un soutien doux et préventif
Un soin global et non intrusif :
L’ostéopathie animale est une approche manuelle douce, qui vise à redonner mobilité, confort et équilibre à l’animal. Elle peut être particulièrement bénéfique pour les animaux vivant en EHPAD, car elle :
- Soulage les douleurs articulaires liées à l’âge ou aux manipulations répétées.
- Détend les tensions musculaires dues à la charge mentale et donc au stress, l’environnement ou encore à l’hyperactivité.
- Apaise les troubles digestifs ou nerveux et donc la sensibilité aux contacts humains parfois différents d’une personne à une autre.
Une approche préventive et respectueuse :
De plus en plus d’EHPAD en France développent de véritables politiques autour du bien-être animal en institution :
- Pièces aménagées pour les animaux.
- Soins réguliers assurés par des professionnels.
- Collaboration avec des ostéopathes pour animaux, éducateurs, vétérinaires comportementalistes.
Certaines structures intègrent même des résidents dans les soins aux animaux, renforçant encore le lien entre individus.
Des initiatives inspirantes à suivre
Des établissements pionniers
Le cheval est un cas particulier par son statut dans la société et dans la législation. Juridiquement, le cheval est considéré comme un animal de rente (détenu pour sa valeur commerciale au même titre qu’un bœuf d’élevage). Socialement, le rapport que nous entretenons avec les chevaux fait plutôt d’eux des animaux de compagnie et de loisir.
Comme pour un chat ou un chien, l’acquéreur devra se renseigner sur les besoins de son futur cheval et s’assurer de pouvoir lui offrir des conditions de vie agréables. L’équidé sera épanoui s’il a accès à un hectare de terrain riche en herbe, un abri, du foin l’hiver, et des interactions sociales régulières. Si le lieu de vie du propriétaire ne remplit pas ces critères, il faudra prévoir des frais de pension importants durant toute la vie de l’animal (25 à 30 ans en moyenne).
Le coût matériel d’un cheval étant bien plus élevé que celui d’autres animaux de compagnie, l’adoption demande une réflexion plus approfondie. Au vu de la logistique qu’implique l’acquisition d’un tel animal, les achats d’impulsion semblent bien moins probables. Malheureusement, on recense quand même de nombreux cas d’abandon et de maltraitance.
D’autre part, la fin de vie des chevaux est un sujet très polémique. Les individus devenus inaptes au sport et au loisir partent à l’abattoir pour la production de viande, ce qui semble incohérent avec la vision d’animal de compagnie que nous pouvons en avoir. Les propositions de loi visant à interdire l’abattage des chevaux pour leur chair n’ont toutefois jamais été adoptées, à cause des conséquences logistiques et économiques qu’elles induiraient.
Un encadrement éthique à construire :
Pour que ces belles initiatives soient durables, il est essentiel de prendre en compte :
- Le choix des animaux (caractère, éducation , âge, besoins spécifiques).
- Le suivi régulier de leur santé.
- Les règles d’interaction avec les résidents.
💡 L’intégration d’un ostéopathe pour animaux partenaire, réalisant des visites ponctuelles, peut contribuer à structurer cet engagement éthique.
Un engagement réciproque, respectueux et thérapeutique
Les animaux en EHPAD offrent aux résidents une source d’apaisement, de joie et de connexion entre les animaux tout comme avec leurs camarades. Mais pour que ce lien soit juste et durable, leur propre bien-être doit être considéré avec énormément d’attention.
L’ostéopathie pour animaux apparaît comme un levier complémentaire essentiel, pour accompagner ces compagnons du quotidien dans leur rôle auprès des aînés.
Intégrer un suivi ostéopathique dans les structures d’accueil, c’est faire le choix d’une relation gagnant-gagnant, où l’humain et l’animal prennent soin l’un de l’autre.
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